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Entre la vie et la mort... le passage !

Entre la vie et la mort... le passage !

La mort, cette autre vie, cette vie éternelle qui commence sur terre, dans l’amour que l’on donne sans cesse et de façon désintéressée !

Les morts sont invisibles, ils ne sont pas absents, (St Augustin).

- 70% des personnes meurent seules à l’hôpital.

Epuisement, lassitude ou raisonnement, il nous faut à un moment donné, lâcher prise.

Il y a donc, un temps pour parler, un temps pour se taire.

Accepter la mort dans sa vie, c’est se préparer à accompagner ceux que l’on aime, mais c’est aussi se préparer à son propre départ.

Tout comme on ne franchit pas un obstacle sans élan, on franchit difficilement la mort sans amour.

Pour que notre mort soit un passage, non pas une impasse, vivons dès maintenant une vie remplie de questionnement, une vie tournée vers les autres.

Une vie qui nous apprend le sens de nos biens matériels et l’intérêt d’entretenir de bonnes relations.

Pourquoi aurions-nous peur de la mort ?

-Que vais ressentir dans mon corps le moment venu, et est-ce que cela sera douloureux ?

- Contrôlerais-je encore la situation, ou serais-je tenté de me réfugier dans la perte de connaissance, le sommeil ou le coma ?

- Que vont devenir les miens sans moi, et vont-ils m’oublier, moi qui les aime tant ?

- Ressentirais-je leur peur de me voir partir et devrais-je attendre d’être seul pour m’éteindre ?

- Aurais-je peur d’être isolé ou seul, loin de ceux que j’aime pour mourir ?

- Où vais-je ensuite, qu’y a-t-il après la mort ?

- Laisserais-je quelque chose derrière moi ? Ma vie aura-t-elle eu une signification ?

Il nous faut maintenant travailler notre pensée psychique pour aborder la mort dans une certaine quiétude.

C’est au contact de nos proches aimants, dans nos échanges verbaux ou tactiles, que nous pouvons domestiquer l’angoisse de la mort.

Nos yeux ne s’ouvrent, que lorsque ceux des nôtres se ferment, disait Henri Tissot.

Toute séparation, quelle qu’elle soit, naturelle ou provoquée est une souffrance.

Comment accompagner ?

-Etre présents le plus possible.

- Parler de la vie de celui qui part en lui rappelant que les erreurs qu’il ou qu’elle a pu commettre sont superficielles en comparaison de l’amour que vous éprouvez pour lui ou pour elle aujourd’hui.

- L’autoriser à partir dans la paix en lui disant que vous ne l’oublierez jamais.

- Soyez assuré du fait qu’il y a différents moyens de communications quand l’échange verbal n’y est plus, le toucher par exemple.

- Exiger du personnel soignant que votre mourant ait des calmants afin qu’il ne souffre pas.

- Accordez la réconciliation, à un parent mourant, c’est libérer sa propre mort.

Commençons donc, notre deuil dans l’accompagnement.

Ne faisons pas de notre passage, cet enfer selon lequel, nous prendrions conscience d’avoir vécu sans amour véritable, une vie stérile, une vie de solitude, une vie qui s’éteindrait sans avoir allumé le moindre feu.

Commentaires

1 Message

  1. Entre la vie et la mort... le passage !

    je me retrouve un peu dans cet article, ca me fait penser a la mort de ma fille lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haiti. Deux jours avant le tremblement de terre elle m a demande ce qu il y avait apres la mort, je lui ai dit le plus naturellement du monde que je ne savais pas, qu il fallait faire confiance a Dieu, qu’ il prenait soin de nous apres. Je lui ai aussi dit que l on n’oubliait pas les personnes qu’on aime apres leur mort, ils restent dans notre coeur pour toujours. Je crois que cela l’a calmé et elle a ete se coucher. Apres le 12 janvier quand j ai retrouve son corps sous les décombres, elle avait un visage serein. Il est important de faire savoir a nos proches que nous les aimons et ne pas attendre au dernier moment, on peut ne pas avoir le temps.

    par Kado | 15 mai 2011, 02:04